Télécharger notre carnet du secouriste : mieux comprendre les automutilations non suicidaires
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Lorsque l’on souhaite mettre fin aux comportements d’automutilation non-suicidaires, apprendre de nouvelles façons de gérer ses émotions peut demander du temps. En attendant de pouvoir consulter un professionnel, ou lorsque vous traversez une période particulièrement difficile, certaines alternatives saines ont montré qu’elles pouvaient aider à apaiser la détresse émotionnelle et réduire l’envie de se faire du mal.

Pour mieux comprendre l’automutilation non-suicidaire et en savoir plus sur comment réagir, vous pouvez consulter cet article « Mieux comprendre les automutilations non-suicidaires pour mieux aider ». Vous pouvez également consulter notre carnet de secouriste et notre podcast sur ce même thème.
Alternatives pour gérer la détresse
Lorsque les émotions deviennent trop intenses, il peut être difficile d’identifier des alternatives aux comportements d’automutilation. Dans cet article, vous découvrirez une sélection de conseils et de stratégies qui ont aidé certaines personnes à mieux gérer ces moments de détresse.
Bien que les solutions les plus efficaces soient souvent celles que l’on construit soi-même, ces pistes pourraient vous accompagner – ou aider un proche – à faire face à la souffrance émotionnelle sans recourir à la douleur physique.
Remarque importante : L’automutilation peut indiquer plusieurs choses. Une personne qui se blesse volontairement peut présenter un risque de suicide. D’autres ont des habitudes d’automutilation sur plusieurs
semaines, mois ou années et ne sont pas nécessairement suicidaires. Ces directives sont destinées à vous aider pour venir en aide à une personne qui n’est pas suicidaire, mais qui a recours à l’automutilation pour d’autres raisons. Si la personne que vous aidez a des pensées suicidaires, consultez le carnet du secouriste Mieux aider une personne ayant des idées et comportements suicidaires.
Parlez à quelqu’un
- Partagez vos sentiments à un ami ou à un membre de votre famille
- Parlez d’un autre sujet avec un ami ou un membre de votre famille, et évaluez si parler d’autre chose vous
aide à vous décentrer de l’envie d’automutilation - Si vous ne pouvez pas parler à quelqu’un directement, appelez-le
- Lorsque vous en ressentez le besoin, vous pouvez utiliser des lignes de soutien psychologique
Laissez vous du temps
Souvenez-vous que le besoin d’automutilation ne dure pas infiniment.
- Attendez 5 minutes et félicitez-vous pour cette attente. Puis, donnez-vous 5 ou 10 minutes supplémentaires si possible. Votre niveau de détresse finira par diminuer mais cela peut prendre du temps
- Vous êtes dans un lieu où vous avez l’habitude de pratiquer les automutilations (par exemple votre chambre ou la salle de bain) ? Sortez de la pièce, changez de lieu ou allez faire une marche
- Vous êtes seul ? L’envie d’automutilation sera moins forte si une personne est présente. Est-ce qu’un ami peut venir passer du temps avec vous ? Pouvez-vous parler à un membre de votre famille ? Pouvez-vous rejoindre quelqu’un ?
Divertissez-vous
- Regardez un film, un programme qui peut vous faire rire ou vous sentir bien
- Faites du sport. Le sport stimule la production d’endorphines qui peuvent aider à se sentir mieux
- Pratiquez une activité artistique ou créative (écriture, musique, danse…) peut vous aider à trouver une autre
façon d’exprimer vos émotions négatives
Trouvez une alternative
Réfléchissez à ce qui vous donne envie de vous automutiler et quel besoin cela vient remplir. Pensez à
une autre façon de faire qui serait moins dangereuse.
- Le besoin de sentir quelque chose peut être remplacé par le fait de tenir de la glace dans sa main ou de toucher une texture
- Le besoin de voir du sang peut être remplacé par dessiner ou peindre du rouge sur votre peau
- Si vous ressentez le besoin de vous punir, il existe des exercices pour s’entraîner à avoir des pensées de pardon ou de bienveillance envers soi-même
- Si vous vous sentez dépassé par les émotions et que vous ressentez le besoin de les extérioriser, il peut être
utile d’exprimer votre colère sur un oreiller ou sur un « punching ball »
Évitez les activités qui provoquent de la douleur afin que votre cerveau puisse cesser d’associer la douleur physique ou les blessures avec le sentiment de bien-être.

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