Vous êtes secouriste en santé mentale (module PSSM Standard) ? Votre expérience est précieuse ! PSSM France soutient le lancement du projet SÉSAME : un projet de recherche mené par une équipe universitaire indépendante, visant à mesurer l’impact de nos formations. Découvrez comment contribuer à l’évolution du secourisme en santé mentale.

Depuis le lancement des premières formations aux Premiers secours en santé mentale en France, plus de 300 000 citoyens se sont formés pour mieux soutenir leurs proches, collègues ou voisins.
Le projet SÉSAME (SEcourisme en SAnté MEntale), lauréat d’un appel à projets national, marque désormais une étape majeure : l’évaluation scientifique de l’impact de notre programme Standard et de son effet dans le temps à grande échelle.
Un projet totalement indépendant de PSSM France

Le projet SÉSAME est porté par une équipe de chercheurs de l’Université Savoie Mont Blanc, qui travaille en collaboration avec de nombreuses universités partout en France dont celles de Reims, Grenoble et Lyon.
Pourquoi cette collaboration est-elle importante ?
- Un gage de sérieux : ce regroupement d’experts universitaires garantit la rigueur méthodologique et la qualité scientifique de l’étude
- Une neutralité totale : le projet SÉSAME est entièrement indépendant de l’association PSSM France. Cela garantit une analyse des résultats totalement neutre, objective et sans aucun parti pris
Une collecte de 12 mois
Suite à la validation du Comité d’Éthique et de Recherche (CER) – garant de la sécurité, du bien-être des participants et de la conformité scientifique du projet – la collecte des données peut officiellement commencer. Pendant 1 an, des témoignages de secouristes seront recueillis pour mesurer concrètement l’impact et l’efficacité du module PSSM Standard en France.
Pourquoi une étude sur les Premiers secours en santé mentale ?
L’objectif de cette étude est double :
- Évaluer l’efficacité et l’impact de la formation (module PSSM Standard) sur les pratiques des secouristes
- Proposer des recommandations concrètes pour renforcer la prévention en santé mentale sur le territoire national
En fournissant les premières données scientifiques françaises sur le sujet, SÉSAME permettra de faire évoluer les formations et de mieux comprendre les leviers d’action des secouristes. À travers les travaux de Manon Delichère – qui réalise sa thèse en codirection avec Chrystel Besche-Richard – nous en saurons davantage dans les prochains mois.
« Un consortium piloté notamment par le Laboratoire interuniversitaire de psychologie (UGA & USMB) et le Laboratoire C2S (URCA) mène la première étude française à grande échelle et en population générale »
Arnaud Carré, enseignant-chercheur en Psychologie à l’université Savoie Mont Blanc
Secouristes, nous avons besoin de vous !
Pour que cette étude soit significative, elle nécessite la participation d’un grand nombre de secouristes déjà formés.
Comment participer ?
La participation se fait sur la base du volontariat. Il vous suffit de répondre à un questionnaire en ligne :
- Durée : environ 30 minutes
- Flexibilité : vous pouvez faire une pause et reprendre le questionnaire plus tard
- Confidentialité : l’étude est « pseudonymisée ». Un code unique protège votre identité tout en permettant le suivi scientifique
À l’issue de ce premier volet, vous pourrez choisir de participer à la phase 2 : un questionnaire – envoyé 6 mois plus tard – pour mesurer l’évolution de vos pratiques sur le long terme.
👉 Si vous souhaitez vous inscrire à l’étude SÉSAME, il suffit de contacter l’équipe de recherche pour demander le lien du questionnaire.
Pourquoi est-ce important de répondre ?
En tant que secouriste, vous êtes le premier maillon de la chaîne des premiers secours. Vos retours terrain sont indispensables pour démontrer comment la formation aux PSSM permet concrètement d’aider une personne :
- qui développe un trouble de santé mentale
- dont le trouble de santé mentale s’aggrave
- ou qui traverse en crise de santé mentale
Contribuer au projet de recherche SÉSAME, c’est aider la recherche française à valider et améliorer des outils de sensibilisation citoyenne, de déstigmatisation mais aussi de prévention qui changent des vies au quotidien.
Une question ? Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter Manon Delichère à l’adresse : manon.delichere@univ-smb.fr
Pour aller plus loin
- Projets de recherche PSSM France
- Conseil scientifique et pédagogique de PSSM France
- Évaluation des programmes de formation
- Lire notre article sur La méthode Delphi : l’expertise collective au service des PSSM
- Lire notre article sur l’étude PAESSM : la pair-aidance étudiante au service du bien-être des internes en médecine