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Chaque année, les commémorations et dates anniversaires, comme celles des attentats du 13 novembre, de Nice ou de Strasbourg, rappellent que les événements traumatiques peuvent laisser des traces profondes. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 70% des personnes dans le monde sont exposées à un événement potentiellement traumatique au cours de leur vie. Toutes ne développeront pas pour autant un trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Voir un proche souffrir après un événement traumatisant peut être déstabilisant. Flashbacks, cauchemars, irritabilité, repli sur soi… Face à ces réactions, il n’est pas toujours facile de savoir comment se comporter, quoi dire ou quelle aide proposer.
Comment soutenir un proche souffrant de stress post-traumatique sans minimiser sa souffrance ni se substituer aux professionnels de santé ? Écouter sans juger, respecter le rythme de la personne, contribuer à restaurer un sentiment de sécurité et l’aider à trouver un accompagnement adapté : voici les repères que nous allons aborder.
Inspiré du carnet du secouriste PSSM France « Mieux aider un adulte suite à un événement traumatique » et du podcast Apprendre à aider : les événements traumatiques, cet article vous donnes des clés pour adopter la bonne posture.
En bref : comment aider un proche souffrant de stress post-traumatique ?
- Essayez de rester calme en parlant avec la personne quel que soit son état émotionnel
- Écoutez sans jugement, sans forcer votre proche à raconter l’événement ni à en donner les détails
- Faites preuve de patience : respectez ses réactions et son rythme, chacun réagit différemment
- Proposez un soutien concret et une orientation vers des professionnels ou des ressources spécialisées si nécessaire
- Préservez vos propres limites et passez le relais si vous sentez que la situation vous dépasse
Comprendre les réactions de son proche pour mieux l’accompagner
Après un événement traumatique, les réactions peuvent être très différentes d’une personne à l’autre. Certaines expriment leur détresse, tandis que d’autres se replient sur elles-mêmes. Anxiété, irritabilité, tristesse, colère ou culpabilité : ces manifestations sont fréquentes dans les suites immédiates d’un événement traumatique.
Dans certains cas, elles s’atténuent progressivement. Mais lorsqu’elles persistent, réapparaissent ou perturbent durablement la vie quotidienne, un trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut notamment être en cause.
Le TSPT peut se manifester par des reviviscences (flashbacks, souvenirs intrusifs, cauchemars), des conduites d’évitement et une détresse émotionnelle persistante. Celle-ci peut notamment s’accompagner d’une vigilance accrue, de sursauts, d’irritabilité ou de troubles du sommeil.
Certaines manifestations peuvent également apparaître plusieurs mois, voire plusieurs années après l’événement. Une date anniversaire, une couverture médiatique ou une situation qui rappelle le traumatisme peut alors raviver la détresse.
Ces manifestations ne sont ni un choix ni un manque de volonté. Il est important de ne pas les interpréter comme un refus de communiquer, une volonté de s’éloigner de ses proches ou une incapacité à « tourner la page ». Votre proche est déjà en situation de détresse : évitez d’y ajouter de la culpabilité face à ce qu’il traverse.
Vous souhaitez comprendre les symptômes et les mécanismes du trouble de stress post-traumatique ? Notre article dédié détaille la définition du TSPT, ses manifestations et les mécanismes du psychotraumatisme.
Face à un proche en crise : comment réagir ?
Lorsqu’une personne revit un événement traumatique ou manifeste une détresse intense, l’entourage peut se sentir démuni. Ce que vous pouvez faire en priorité, c’est essayer de restaurer un sentiment de sécurité et d’apaisement, sans brusquer la personne.
Comme le souligne le Dr Jean-Michel Delile, psychiatre et président de la Fédération Addiction, dans le podcast Apprendre à aider :
« Quand on est secouriste, ce qui est absolument décisif, c’est d’essayer de recréer, autant que faire se peut, un climat de sécurité et d’apaisement : c’est la clé »
Jean-Michel Delile, psychiatre
Première étape : s’assurer que la situation est sans danger
Avant d’intervenir, prenez le temps d’observer la situation. Vérifiez que vous pouvez vous approcher sans risque et qu’aucun danger immédiat ne menace la personne, vous-même ou les autres.
Il peut s’agir, par exemple, de la circulation, d’un incendie, de débris ou de la présence d’une personne violente. Si nécessaire, contactez les services d’urgence. Si des professionnels sont déjà présents, suivez leurs instructions et ne cherchez pas à vous substituer à eux.
Observez également si quelqu’un apporte déjà son aide. Si c’est le cas, demandez à la personne si une aide supplémentaire ou une pause serait utile.
Le bon réflexe consiste à évaluer les besoins avant d’agir, plutôt qu’à intervenir systématiquement ou à multiplier les sollicitations.
Comment aider un proche pendant un flashback ?
Un flashback est une reviviscence soudaine et intense d’un événement passé. La personne peut avoir l’impression de revivre la situation traumatique, ressentir une peur intense ou sembler momentanément déconnectée de son environnement.
Vous êtes témoin d’un flashback ? Voici les conduites à privilégier :
| Ce que vous pouvez faire | Ce qu'il vaut mieux éviter |
|---|---|
| Restez calme et adoptez une voix posée | Parler fort, s'agiter ou manifester de l'impatience |
| Rappelez doucement à la personne qu'elle est en sécurité, si la situation le permet | La contredire brutalement ou lui dire que sa réaction est absurde |
| Aidez-la à retrouver le contact avec le moment présent, par exemple en attirant son attention sur son environnement proche | Faire des mouvements brusques ou des gestes susceptibles de la faire sursauter |
| Si vous connaissez la personne, demandez-lui, lorsque cela est possible, comment elle souhaite être aidée pendant un flashback | Imposer une manière de réagir, un contact physique ou une succession de questions |
Il n’existe pas de réaction ou de mode d’emploi unique à appliquer à toutes les situations. Le plus important est d’adapter votre soutien aux besoins et aux réactions de votre proche ou de la personne que vous aidez.
Que dire à une personne traumatisée ?
Les mots peuvent contribuer à restaurer un sentiment de sécurité et à maintenir le lien, à condition de ne pas chercher à minimiser la souffrance ou à accélérer le rétablissement.
Vous pouvez parler calmement, d’égal à égal, sans adopter une posture d’expert ou de supérieur. Évitez de dicter à la personne ce qu’elle devrait ressentir.
Voici quelques exemples de formulation à privilégier :
| À privilégier | À éviter |
|---|---|
| « Je suis là si tu as besoin de moi » | « Il faut tourner la page » |
| « Tu peux prendre ton temps » | « C'est du passé, n'y pense plus » |
| « Tu as le droit de ressentir ce que tu ressens » | « Calme-toi » ou « Ne pleure pas » |
| « Qu'est-ce qui pourrait t'aider maintenant ? » | « Tu devrais te concentrer sur le positif » |
| « Je ne sais pas quoi te dire, mais je suis là » | « Ça aurait pu être pire » |
Comment écouter sans forcer son proche à raconter le traumatisme ?
Une personne qui a vécu un événement traumatique peut avoir besoin de parler de ce qu’elle a vécu. Elle peut aussi préférer garder le silence, avoir du mal à communiquer ou ne pas se souvenir de tous les détails.
Le rôle du secouriste n’est pas de recueillir le récit de l’événement ni d’obtenir des explications. Il consiste à écouter si la personne souhaite parler, sans la pousser à raconter ce qu’elle n’est pas prête à partager. Concrètement :
- Laissez-la parler à son rythme, sans l’interrompre ni chercher à compléter son récit
- Accueillez ses émotions sans les juger. Si elle pleure, rappelez-lui qu’elle a le droit d’exprimer ce qu’elle ressent
- Respectez les silences, les hésitations et les éventuelles difficultés à communiquer
- Ne posez pas de questions sur les détails de l’événement
- Ne comparez pas son expérience à celle d’autres personnes et ne ramenez pas la conversation à votre propre vécu
- Si la conversation devient trop éprouvante, proposez une pause et demandez-lui ce dont elle aurait besoin dans l’immédiat
Certaines personnes peuvent éprouver de la honte ou de la culpabilité – notamment la culpabilité du survivant – lorsqu’elles ont le sentiment d’avoir été épargnées alors que d’autres ont été blessées ou sont décédées.
Dans ces situations, il est important de rappeler que les réactions émotionnelles sont souvent automatiques et instinctives. Elles ne sont pas le résultat d’un choix conscient.
Si la personne ne souhaite pas parler, faites preuve de patience et demandez-lui si vous pouvez l’aider autrement. Si elle semble absente, fermée ou a du mal à communiquer, cela ne signifie pas nécessairement qu’elle refuse votre présence.
Écouter, c’est aussi accepter que la personne ne soit pas prête à parler. Notre carnet du secouriste et le podcast Apprendre à aider proposent des repères pratiques pour accompagner un adulte confronté à un événement traumatique.
Comment accompagner son proche dans la durée ?
Le soutien ne s’arrête pas nécessairement à la fin de la crise ou dans les jours qui suivent l’événement. Dans les semaines et les mois qui suivent, la personne peut connaître des périodes d’accalmie et des moments de détresse plus intense.
Chacun avance à son rythme. Une situation qui paraît anodine à l’entourage peut être particulièrement éprouvante pour la personne concernée. Gardez en tête qu’elle n’est pas responsable de ce qu’il lui arrive.
Respecter son rythme et ses réactions
Une personne peut être plus sensible au stress, éviter certaines activités ou avoir besoin de davantage de soutien à certains moments. Il est important de ne pas interpréter ces changements comme un manque de volonté ou un refus de retrouver son quotidien.
Le rétablissement n’est pas nécessairement linéaire. Si vous lui fixez des délais ou attendez de votre proche qu’il retrouve rapidement son fonctionnement habituel, vous risquez d’accentuer sa détresse et de renforcer son sentiment de culpabilité.
Vous pouvez, par exemple, lui rappeler que chacun surmonte les épreuves à son rythme et que ses réactions sont compréhensibles au regard de ce qu’il a vécu. Reconnaître ce qu’il ressent, sans chercher à minimiser ses émotions ou à les faire disparaître, peut l’aider à avancer à son propre rythme.
Anticiper les moments susceptibles de raviver la souffrance
Certains événements peuvent réactiver les souvenirs et provoquer une détresse importante. Par exemple :
- Les dates anniversaires du traumatisme
- La couverture médiatique de l’événement ou d’événements similaires
- Les lieux, les situations ou les activités associés au traumatisme
- La réapparition soudaine de certains souvenirs
Ces moments peuvent nécessiter un soutien supplémentaire. Si vous savez qu’une date anniversaire approche, vous pouvez prendre des nouvelles de votre proche, lui demander s’il souhaite être accompagné ou simplement lui rappeler que vous êtes disponible.
Il ne s’agit pas de présumer de sa réaction, mais de rester attentif à ses besoins.
Proposer un soutien concret et adapté
Le soutien ne consiste pas uniquement à parler du traumatisme. Il peut aussi prendre la forme d’une aide pratique ou d’une présence adaptée aux besoins de la personne. Vous pouvez notamment :
- Lui proposer de rechercher des ressources adaptées à l’événement qu’elle a vécu (par exemple, des dispositifs destinés aux victimes d’accident de la route, ou aux anciens combattants)
- Lui transmettre des brochures d’information ou des coordonnées de structures spécialisées
- L’aider à identifier les personnes de confiance auxquelles elle peut faire appel
- Lui proposer un accompagnement dans certaines démarches, si elle le souhaite
L’essentiel est de proposer une aide adaptée à la situation et aux besoins de la personne, sans décider à sa place.
Comment orienter son proche vers une prise en charge adaptée ?
Le soutien de l’entourage peut être précieux, mais il ne remplace en aucun cas une prise en charge par des professionnels de santé.
Lorsque les difficultés persistent, réapparaissent ou affectent la vie quotidienne de la personne, il peut être utile de lui proposer de consulter. Le but n’est pas de la convaincre à tout prix, mais de lui permettre d’envisager une aide et de trouver les ressources dont elle a besoin.
Comment encourager son proche à consulter ?
Aborder la question d’une consultation peut être délicat. La personne peut craindre de ne pas être comprise, ne pas savoir à qui s’adresser ou redouter de devoir raconter son traumatisme. Pour faciliter la démarche, vous pouvez :
- Lui demander si elle souhaite être aidée pour trouver un professionnel
- Lui proposer de rechercher ensemble des informations sur les possibilités de prise en charge
- Lui suggérer de parler de ses difficultés à son médecin traitant
- Si elle le souhaite, l’accompagner dans ses premières démarches
- Respecter son choix et sa temporalité, lui rappeler que vous restez disponible
Évitez de présenter la consultation comme une obligation ou comme la preuve qu’elle doit faire davantage d’efforts pour aller mieux.
Quelles structures peuvent accompagner une personne souffrant de stress post-traumatique ?
Plusieurs interlocuteurs peuvent être envisagés pour rechercher une aide adaptée :
- Le médecin traitant : il peut constituer un premier interlocuteur de confiance pour faire le point sur la situation et envisager une orientation vers un professionnel ou une structure adaptée
- Les centres médico-psychologiques (CMP) : ces structures publiques proposent des consultations et des prises en charge en santé mentale. Les modalités d’accueil et les compétences spécialisées varient selon les centres et les territoires.
- Les consultations spécialisées en psychotraumatisme : certains établissements et professionnels proposent un accompagnement dédié aux personnes confrontées à un traumatisme psychique.
- Le Centre national de ressources et de résilience (Cn2r) : le Cn2r propose des ressources documentaires pour mieux comprendre le psychotraumatisme et les possibilités d’accompagnement.
Le choix de la prise en charge relève d’une évaluation par un professionnel de santé. Vous pouvez aider votre proche à accéder à une information fiable, mais ce n’est pas votre rôle de déterminer quelle thérapie lui conviendrait.
La prise en soin d’une personne souffrant de TPST consiste à apaiser la réponse émotionnelle du cerveau. Comme l’explique le Dr Jean-Michel Delile, l’objectif n’est pas d’effacer le passé :
« Le tout est de lui permettre d’évoquer le souvenir sans avoir les symptômes physiques de perte de contrôle et de panique […], pour que cela reste un mauvais souvenir, juste un souvenir »
Jean-Michel Delile, psychiatre et président de la Fédération Addiction
Entretien avec le Cn2r, structure de soutien au stress post-traumatique
Que faire si son proche refuse de consulter ?
Votre proche peut refuser une proposition d’aide pour de nombreuses raisons : peur, épuisement, manque de confiance, besoin de temps,…. En dehors d’une situation de danger nécessitant une intervention rapide, il est important de respecter sa temporalité.
Vous pouvez maintenir le lien, lui rappeler que vous êtes disponible et lui transmettre des informations qu’il pourra consulter lorsqu’il le souhaitera.
Évitez de multiplier les sollicitations, de culpabiliser la personne ou de conditionner votre présence au fait qu’elle accepte de consulter. Aider, c’est respecter le rythme et les décisions de son proche, tout en restant attentif à une éventuelle aggravation de la situation.
Quand faut-il passer le relais ou demander une aide urgente ?
Si vous êtes confronté à une situation dans laquelle la sécurité de votre proche, la vôtre ou celle d’une autre personne est menacée, ne restez pas seul face à la situation. En cas de danger immédiat, contactez les services d’urgence :
- 15 : SAMU
- 112 : numéro d’urgence européen
Si votre proche exprime des idées suicidaires ou que vous êtes inquiet concernant un risque suicidaire, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en France.
Ayez en tête que l’état physique ou mental d’une personne peut se dégrader après un événement traumatique. Même si elle semble indemne, une désorientation, une perte de connaissance ou des blessures qui se révèlent progressivement nécessitent une aide médicale. En cas de doute sur la sécurité immédiate de la personne, ne cherchez pas à gérer seul la situation.
La formation de secouriste en santé mentale vous apprend une méthode concrète pour venir en aide à une personne en souffrance.
Aider son proche sans s’épuiser
Soutenir une personne souffrant de stress post-traumatique peut être éprouvant. L’inquiétude, le sentiment d’impuissance ou la difficulté à voir votre proche souffrir peuvent aussi être pesant.
Pour rester disponible dans la durée, il est important de tenir compte de ses propres limites. Vous n’avez pas à trouver la réponse à chacune des difficultés de votre proche, ni à être disponible à tout moment. Quelques repères pour préserver votre équilibre :
- Reconnaître vos limites. Vous avez le droit de ne pas savoir quoi répondre, de ne pas vous sentir capable d’écouter certains récits ou d’avoir besoin de prendre de la distance
- Ne pas rester seul. Si la situation vous pèse, vous pouvez vous-même chercher du soutien auprès d’une personne de confiance ou d’un professionnel
- Passer le relais lorsque c’est nécessaire. Vous pouvez aider votre proche à trouver une personne de confiance ou une aide adaptée, sans assumer seul la responsabilité de son rétablissement.
- Préserver des moments pour vous. Continuer à vivre vos activités et entretenir vos relations ne signifie pas abandonner votre proche.
Si vous ne vous sentez pas en mesure d’écouter le récit d’un événement traumatique, vous pouvez aider votre proche à trouver une autre personne de confiance ou une ressource professionnelle auprès de laquelle il pourra se confier.
Accompagner un proche ne consiste pas à trouver la réponse à chacune de ses difficultés. Une présence régulière, respectueuse et adaptée à vos possibilités peut déjà compter.
Retrouvez les questions les plus fréquentes
Comment réagir si un proche fait un flashback devant moi ?
Restez calme, adoptez une voix posée et veillez à ne pas brusquer la personne. Si la situation le permet, aidez-la à retrouver le contact avec le moment présent en attirant son attention sur son environnement proche. Rappelez-lui qu’elle est en sécurité, évitez les mouvements brusques et demandez-lui, lorsque cela est possible, comment elle souhaite être aidée.
Que ne faut-il pas dire à une personne souffrant de stress post-traumatique ?
Évitez les phrases qui minimisent la souffrance ou imposent un délai de rétablissement, comme « Ressaisis-toi », « C’est du passé » ou « Tu devrais tourner la page ». Ne dites pas non plus à la personne de ne pas pleurer ou de se concentrer sur le positif. Privilégiez une écoute sans jugement et une présence respectueuse de son rythme.
Faut-il encourager une personne traumatisée à raconter ce qu’elle a vécu ?
Non. Il n’est pas recommandé de forcer une personne à parler de l’événement traumatique ni de ses sentiments à son égard. Si elle souhaite se confier, écoutez-la sans jugement et sans demander de détails. Si elle préfère garder le silence, respectez son choix et demandez-lui si vous pouvez l’aider autrement.
Comment réagir si mon proche refuse d’être aidé ou de consulter ?
Maintenez le lien sans exercer de pression. Vous pouvez lui proposer de rechercher des informations fiables, lui suggérer de parler à son médecin traitant et lui rappeler que vous êtes disponible. Respectez son autonomie tout en restant attentif à une éventuelle situation de danger.
Peut-on guérir d’un stress post-traumatique ?
Oui, le rétablissement est possible après un événement traumatique. Certaines personnes voient leurs réactions s’atténuer progressivement, tandis que d’autres peuvent avoir besoin d’un accompagnement professionnel. L’évolution et les besoins diffèrent d’une personne à l’autre. Un professionnel de santé est le mieux placé pour évaluer la situation et proposer une prise en charge adaptée.
Où trouver de l’aide pour une personne qui a vécu un psychotraumatisme ?
Le médecin traitant peut être un premier interlocuteur. Les Centres médico-psychologiques, les consultations spécialisées en psychotraumatisme et les ressources du Centre national de ressources et de résilience (Cn2r) peuvent également aider à identifier des possibilités d’accompagnement. En cas de danger immédiat, contactez le 15.
Pour aller plus loin
- Où trouver des ressources fiables ? : consultez notre article Stress post-traumatique : où trouver des ressources fiables ? pour en savoir plus sur le Cn2r et identifier des outils d’accompagnement
- Comprendre le trouble : lisez notre article théorique Stress post-traumatique : comprendre le trouble pour explorer les mécanismes biologiques du psychotrauma
- Le carnet du secouriste Mieux aider un adulte suite à un événement traumatique : un guide pratique téléchargeable gratuitement sur notre site, qui détaille les conduites à tenir et les attitudes à privilégier
- Le podcast Apprendre à aider : écoutez l’épisode dédié aux événements traumatiques pour découvrir le témoignage de secouristes sur le terrain et le décryptage de notre expert
Structures, ressources et réseaux spécialisés
- Le Centre national de ressources et de résilience (Cn2r) : dispositif national proposant des vidéos, des témoignages et des fiches d’information sur la prise en charge du psychotraumatisme.
- Les Centres Médico-Psychologiques (CMP) : structures publiques de sectorisation proposant des consultations spécialisées en psychotraumatisme.
- Podcast Émotions de Louie Média : l’épisode « Stress post-traumatique : comment s’inscrit-il dans notre corps ? » pour comprendre l’impact somatique et émotionnel des chocs psychiques.
